Dans le cadre de missions industrielles ou de chantiers BTP, de nombreux professionnels ont besoin de véhicules à phares à longue portée. S’il est recommandé de louer un engin conformément enregistré, beaucoup sont ceux qui installent eux-mêmes, de façon temporaire ou non, des feux additionnels. Mais qu’en dit la loi ? Voici tout ce que vous devez savoir sur la réglementation des feux additionnels.

Phares additionnels et code de la route

Tout est indiqué dans le Code de la route et, pourtant, la réglementation relative à l’éclairage des véhicules reste complexe. Il existe plus de trente articles à ce sujet et, avant de vous aventurer sur le terrain escarpé du tuning, mieux vaut en avoir pris connaissance.

Officiellement, les phares à longue portée peuvent uniquement être installés si un emplacement spécifique leur a été prévu à l’origine de la construction du véhicule. Ils doivent alors être munis d’un interrupteur indépendant et s’éteindre automatiquement dès que vous passez en feux de croisement. Attention, la réglementation vous autorise à monter seulement deux phares qui soient identiques, provenant d’un modèle homologué.

Phares de route additionnels et restrictions

Il est tout de même possible d’installer des feux additionnels même quand leur emplacement n’a pas été défini d’origine. Seulement, voilà, ils ne doivent en aucun cas dépasser la hauteur des phares originaux par rapport au sol et la puissance homologuée, c’est-à-dire 60W.

Attention, ces critères concernent les feux avant du véhicule. Il est bien entendu interdit de monter des phares de route additionnels sur le capot, le toit ou les ailes de votre voiture ou de votre camion. Le seul lieu où ceux-ci sont tolérés est en-dehors des routes ouvertes à la circulation, comme sur un chantier, par exemple. N’oubliez alors pas de vous munir de caches opaques pour reprendre votre chemin en toute légalité.

Feux additionnels et contraventions

Si vous n’obéissez pas à ces différentes réglementations, vous encourez une contravention de troisième classe. Les autorités peuvent également décider d’immobiliser immédiatement votre véhicule. Peu importe qu’il s’agisse de phares de travail à LED puissants ou de simples feux de tuning.

Par ailleurs, lors d’un accident, la présence de feux additionnels illégaux peut engager votre responsabilité. Il faudra alors défendre votre cas devant le tribunal pour prouver que vous n’avez pas ébloui le conducteur d’en face. Le montant des dommages et intérêts dépendra du juge.

Au niveau de l’assurance, les phares additionnels non conformes posent également problème. Vous risquez de perdre votre indemnisation, même si vous êtes assuré tous risques. Il se peut même parfois que l’assureur résilie votre contrat.

Alors, avant d’équiper vos véhicules professionnels comme bon vous semble, renseignez-vous et prenez les mesures nécessaires. Nous vous conseillons la location ou l’achat d’engins à phares de longue portée homologués pour éviter tout souci auprès des autorités.